Le ministère haïtien de l’Économie et des Finances (MEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont réuni cette semaine des responsables gouvernementaux, des partenaires techniques et des représentants d’institutions publiques afin de réfléchir aux mécanismes de financement des risques de catastrophes et au renforcement de la résilience du pays face aux effets du changement climatique.
Organisé au début de la saison cyclonique, l’atelier a porté sur les moyens de soutenir les populations vulnérables avant, pendant et après les catastrophes naturelles, dans un contexte où Haïti demeure l’un des pays les plus exposés aux aléas climatiques dans la région.
Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Colin, le directeur de cabinet Marc-Kenley Mogène a souligné la nécessité d’une coopération accrue entre les secteurs public et privé ainsi qu’avec les partenaires internationaux afin de réduire la vulnérabilité du pays et de favoriser une croissance plus durable.
Le directeur du PAM en Haïti, Erwan Rumen, a pour sa part plaidé en faveur de mécanismes de réponse anticipatoire permettant d’intervenir avant qu’une catastrophe ne frappe les populations les plus exposées.
Les discussions ont également porté sur l’accès à des fonds climatiques internationaux susceptibles de financer des projets liés à la transition énergétique, aux infrastructures, à la sécurité alimentaire, à la santé et à l’éducation.
Le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Élie Nelson, ainsi que le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, Ronald Gabriel, ont participé aux échanges, qui doivent déboucher sur l’élaboration de propositions destinées à renforcer les capacités nationales de gestion des risques et d’adaptation aux changements climatiques.

