Seymour Pradel naît le 10 juillet 1875 à Jacmel. Il fait ses études classiques au Lycée Alexandre Pétion à Port-au-Prince, puis devient avocat.
En 1895, il fonde avec Justin Lhérisson la revue littéraire « Jeune Haïti », puis participe à « La Ronde », aux côtés de Georges Sylvain et Louis-Dantès Bellegarde, figures de la Génération de la Ronde. Il fonde aussi le journal « L’Appel » et collabore à de nombreuses revues de l’époque. Sous son nom et les pseudonymes Jean Riprat et Jean Ribien, il publie deux recueils de poésie parnassienne et symboliste, Demi-Teinte et Les Femmes, ainsi que plusieurs articles critiques. Professeur au Lycée Pétion, il en assure ensuite bénévolement la direction pendant deux ans pour sauver l’établissement d’une grave crise financière.
Ministre de l’Intérieur sous la présidence de Tancrède Auguste, il dirige à deux reprises le Comité de salut public : du 29 octobre au 6 novembre 1914, puis du 22 au 25 février 1915 aux côtés d’Edmond Polynice, juste avant l’accession au pouvoir de Vilbrun Guillaume Sam. Sénateur de la République en 1917, il se porte candidat à la présidence en 1930 et perd de justesse face à Sténio Vincent.
Joueur de dames reconnu à l’échelle internationale, il participe au championnat du monde à Paris en 1924. Seymour Pradel meurt le 26 avril 1943 à Port-au-Prince.

