Environ 7.000 décès supplémentaires ont été enregistrés en France lors des vagues de chaleur qui ont frappé le pays cet été, jusqu’à la fin juillet, a annoncé vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Ce bilan reste provisoire. Les données définitives doivent être publiées dans les prochaines semaines, a précisé la ministre.
L’agence sanitaire nationale avait précédemment évalué à 5.764 le nombre de décès supplémentaires survenus entre le 17 juin et le 2 juillet, période marquée par plusieurs épisodes de fortes chaleurs.
Le nouveau bilan couvre donc une période plus large et pourrait encore évoluer après consolidation des données de mortalité. Les autorités sanitaires établissent généralement la surmortalité en comparant le nombre de décès observés pendant les épisodes de chaleur à celui attendu en l’absence de conditions exceptionnelles.
La France a connu plusieurs épisodes caniculaires au cours de l’été, avec des températures particulièrement élevées dans plusieurs régions. Les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de certaines pathologies figurent parmi les populations les plus vulnérables aux fortes chaleurs.
Ces épisodes interviennent dans un contexte de hausse des températures moyennes en France et de multiplication des événements météorologiques extrêmes observés ces dernières années.
Le bilan annoncé vendredi ne constitue pas encore une estimation définitive de la mortalité attribuable aux vagues de chaleur de l’été 2026. Les chiffres consolidés permettront notamment de préciser l’ampleur de la surmortalité et sa répartition selon les périodes et les territoires.

