L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) est créée par décret du 8 septembre 2004, sous la présidence provisoire de Boniface Alexandre et le gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Gérard Latortue, quelques mois après le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide.
Sa création s’inscrit dans le cadre du projet EGTAG-1 de la Banque mondiale en appui à la gouvernance économique de l’État haïtien, ainsi que dans un contexte international marqué par la Convention interaméricaine contre la corruption, ratifiée par Haïti en 2004, et la Convention des Nations unies contre la corruption (Convention de Mérida), signée en décembre 2004. En octobre 2003, Haïti avait été classée par Transparency International au troisième rang mondial des pays les plus corrompus, derrière le Nigeria et le Bangladesh.
Organisme autonome à caractère administratif, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative et financière, l’ULCC est placée sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances et exerce sa juridiction sur l’ensemble du territoire national. Sa mission consiste à combattre la corruption sous toutes ses formes au sein de l’administration publique.
Renforcée par la loi du 12 mars 2014 sur la prévention et la répression de la corruption, l’ULCC transmet régulièrement des rapports d’enquête à la justice, malgré les critiques portant sur son efficacité dans le contexte politique haïtien actuel.

