L’ONU se prépare à voter sur une résolution autorisant le déploiement d’une force internationale en Haïti pour une durée d’un an.
L’objectif de cette force serait de contribuer à réduire la violence des gangs et rétablir la sécurité, permettant ainsi à Haïti, en proie à des troubles, d’organiser des élections longtemps retardées.
La résolution, rédigée par les États-Unis, salue l’offre du Kenya de diriger cette force multinationale de sécurité et précise qu’il s’agirait d’une force extérieure aux Nations unies, financée par des contributions volontaires.
La force serait autorisée à fournir un soutien opérationnel à la police nationale d’Haïti, qui manque de fonds et de ressources, et à sécuriser les infrastructures critiques et les lieux de transit. Elle serait également autorisée à prendre des mesures temporaires urgentes pour prévenir les pertes de vies humaines et aider à maintenir la sécurité publique.
Les dirigeants de la mission devront informer le Conseil de sécurité des Nations unies des objectifs de la mission, de ses règles d’engagement, de ses besoins financiers et d’autres questions avant son déploiement complet.
Si elle est approuvée, cette force marquerait la première intervention en Haïti depuis la fin de la mission de stabilisation des Nations unies en octobre 2017.
Des inquiétudes ont été exprimées concernant la participation du Kenya en raison d’accusations passées de recours à la torture et à la force meurtrière par sa police. La résolution souligne la nécessité de prévenir l’exploitation et les abus sexuels, ainsi que de contrôler l’ensemble du personnel.
En outre, elle exige des mesures de contrôle environnemental pour prévenir la propagation de maladies transmises par l’eau. L’ampleur précise de la force proposée n’a pas été immédiatement spécifiée.

