Malgré un récent blocage judiciaire au Kenya, le président kényan, William Ruto, a affirmé la détermination du pays à poursuivre la mission de sécurité en Haïti approuvée par l’ONU. Cette mission vise à faire face à la violence des gangs dévastatrice ayant causé la perte de près de 5 000 vies en Haïti l’année dernière.
Initialement financé par les États-Unis, le déploiement avait été remis en question suite à une décision de justice kényane jugeant anticonstitutionnel le déploiement d’officiers à l’étranger sans un « arrangement réciproque » avec le gouvernement hôte.
Le président Ruto a souligné qu’Haïti avait sollicité de l’aide il y a plusieurs mois et s’attend à une demande formelle prochaine, répondant ainsi aux exigences du tribunal. « La mission peut avancer dès la semaine prochaine, si toute la paperasse est réglée entre le Kenya et Haïti sur la voie bilatérale suggérée par le tribunal », a déclaré Ruto.
Le Kenya, engagé avec 1 000 policiers en solidarité avec Haïti, a une longue histoire de participation à des opérations internationales de maintien de la paix. D’autres nations, dont les Bahamas, Antigua-et-Barbuda, et la Jamaïque, ont exprimé leur volonté d’aider, les États-Unis promettant 200 millions de dollars pour soutenir le déploiement.
Ruto a souligné que la mission est avant tout une opération de police, non militaire. Les Nations Unies ont récemment signalé une augmentation alarmante des décès liés à la violence des gangs en Haïti soit 5 000 en 2023, soulignant l’urgence de la mission internationale proposée pour remédier à cette crise humanitaire.

