Une nouvelle vague de terreur frappe Haïti. Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 août, neuf personnes ont été enlevées à l’orphelinat Sainte Hélène, dans la commune de Kenscoff, par des hommes lourdement armés. Parmi les victimes : l’Irlandaise Gena Heraty, responsable de l’établissement, un enfant de 3 ans, et huit employés de l’organisation humanitaire Nos petits frères et sœurs.
Selon le maire de Kenscoff, Masillon Jean, les ravisseurs ont opéré sans tirer un seul coup de feu, forçant un mur pour pénétrer dans le bâtiment. « Ils ont ciblé le dortoir de la responsable », a-t-il précisé. L’incident s’est produit aux alentours de 3 h 30 du matin, dans la localité isolée de Tête Bois-Pin.
L’orphelinat héberge environ 270 enfants, dont une cinquantaine vivant avec un handicap. La situation sur place reste tendue. Les ravisseurs ont permis à Gena Heraty de passer un appel téléphonique pour confirmer son enlèvement et donner de ses nouvelles. Aucune demande de rançon n’a été formulée à ce stade.
Depuis janvier 2025, la coalition criminelle « Viv ansanm » sème la terreur dans cette région montagneuse, forçant des dizaines de familles à fuir leurs maisons. Malgré les efforts déployés par la Police nationale d’Haïti, l’insécurité s’enracine à Kenscoff, désormais partiellement sous contrôle des gangs.

