L’annonce a fait l’effet d’un séisme géopolitique. Dans la nuit de vendredi à samedi, Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé puis exfiltré le président vénézuélien Nicolas Maduro, à l’issue d’une attaque militaire « de grande envergure » contre le Venezuela. Selon Washington, le dirigeant socialiste, au pouvoir depuis 2013, sera jugé aux États-Unis pour narcoterrorisme et complot lié au trafic de cocaïne.
Caracas, plongée dans la stupeur, s’est réveillée sous le fracas des explosions. Peu avant 2 heures du matin, des frappes ont visé des sites stratégiques, dont le complexe militaire de Fuerte Tiuna et la base aérienne de La Carlota. Le ciel de la capitale s’est embrasé, poussant des milliers d’habitants hors de leurs lits, certains fuyant avec des valises improvisées, d’autres préparant en urgence des sacs de survie.
La vice-présidente Delcy Rodríguez affirme ignorer où se trouve Nicolas Maduro et exige une « preuve de vie ». Le gouvernement dénonce une « agression militaire gravissime » et accuse Washington de vouloir s’emparer des ressources pétrolières du pays. L’état d’urgence a été décrété, tandis que l’armée promet un déploiement massif.
À l’international, les réactions sont vives. La Russie, l’Iran et plusieurs pays d’Amérique latine condamnent l’opération, quand l’Union européenne appelle à la retenue. Une chose est sûre : cette nuit de feu marque un tournant brutal dans l’histoire déjà tourmentée du Venezuela et ravive le spectre d’une déstabilisation régionale majeure.

