La ministre fédérale de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, souhaite doter son ministère de nouveaux outils afin de mieux vérifier si les titulaires de visas temporaires quittent effectivement le Canada à l’expiration de leur statut. Elle reconnaît qu’il n’existe actuellement aucun mécanisme simple permettant de connaître le nombre exact de résidents temporaires qui repartent du pays à la fin de leur visa.
Selon la ministre, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) est en mesure de recueillir certaines données sur les entrées et sorties, mais pas d’établir automatiquement si un départ est lié à l’expiration d’un visa. Cette vérification peut être faite manuellement, au cas par cas, un processus jugé lourd et inefficace.
Près de 1,9 million de visas temporaires doivent expirer en 2026, après un sommet de plus de 2,1 millions l’année précédente. Cette situation coïncide avec une forte hausse des demandes d’asile déposées par des résidents temporaires. En 2024, plus de 112 000 détenteurs de visas temporaires et près de 22 000 titulaires de permis d’études ont demandé l’asile, avec des taux d’acceptation nettement inférieurs à ceux observés en 2020.
Un projet de loi fédéral, actuellement à l’étude au Sénat, vise à limiter l’accès à l’asile pour les personnes présentes au Canada depuis plus d’un an. Le gouvernement affirme que cette réforme, combinée à la modernisation numérique du système d’immigration, vise à rétablir la confiance du public et à rendre le système plus durable.
Le ministère teste actuellement des services en ligne, dont le renouvellement partiel des passeports et un projet pilote de visas numériques, dans le cadre d’une modernisation qu’Ottawa reconnaît complexe et progressive.

