Le Kremlin a confirmé le blocage de la messagerie américaine WhatsApp en Russie, invoquant le refus de l’entreprise de se conformer à la législation locale. La décision intervient alors que les autorités russes intensifient leurs efforts pour promouvoir une application nationale, MAX, présentée comme une alternative locale.
Le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, a justifié la mesure par la « réticence » de Meta, maison mère de WhatsApp, à respecter les exigences réglementaires russes, notamment en matière de stockage et de traitement des données. Moscou impose depuis plusieurs années que les données des utilisateurs russes soient conservées sur des serveurs situés en Russie.
WhatsApp a dénoncé une tentative de « bloquer complètement » son service afin d’orienter les utilisateurs vers « une application de surveillance détenue par l’État ». Plus de 100 millions de Russes utiliseraient la plateforme.
Ce blocage intervient après des restrictions visant Telegram et dans un contexte de durcissement du contrôle d’Internet depuis l’invasion de l’Ukraine. Depuis le 1er janvier 2026, les services en ligne doivent conserver les messages des utilisateurs pendant trois ans et les transmettre aux autorités sur demande.
Pour les défenseurs des libertés numériques, ces mesures traduisent une volonté accrue de surveillance et de contrôle de l’espace numérique russe.

