La reprise de certains territoires aux groupes armés et une présence policière jugée plus visible offrent une « lueur d’espoir » en Haïti, malgré une crise sécuritaire et humanitaire toujours aiguë, a déclaré un expert de l’Organisation des Nations unies.
À l’issue d’une mission d’une dizaine de jours dans le pays, William O’Neill a indiqué que près de 1,4 million de personnes, principalement dans la région de Port-au-Prince, ont été déplacées par la violence des gangs, soit plus de 10 % de la population.
Selon lui, au moins 26 groupes armés contrôlent jusqu’à 90 % de la capitale et de sa périphérie. Les populations restent exposées aux extorsions, enlèvements et violences, tandis que des milliers d’habitants demeurent piégés dans des zones disputées.
L’expert a toutefois évoqué un « moment difficile, mais prometteur », soulignant que des progrès en matière de sécurité, de lutte contre la corruption et de protection des droits humains pourraient améliorer la situation.
Haïti traverse également une crise politique prolongée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, sans chef d’État élu depuis lors. Des élections sont espérées plus tard cette année.

