L’administration de Donald Trump a porté plainte contre Université Harvard, accusant l’établissement d’avoir laissé se développer un climat « propice aux comportements antisémites et anti-israéliens » sur son campus, selon une action en justice déposée devant un tribunal de Boston.
Dans sa plainte, le Département de la Justice des États-Unis reproche à Harvard d’avoir toléré des manifestations de soutien aux Palestiniens, notamment l’occupation de bibliothèques et l’installation d’un campement pendant plusieurs semaines, en violation des règles internes de l’université.
Cette procédure s’inscrit dans une offensive plus large de l’administration Trump contre les grandes universités américaines, accusées d’être des foyers de contestation politique et de laisser prospérer des discours jugés hostiles à Israël.
En réponse, Harvard rejette fermement ces आरोपations, dénonçant une action de « représailles » liée à son refus de se plier aux exigences du gouvernement fédéral concernant la gouvernance, les programmes académiques et les recrutements. L’université affirme maintenir une politique active de lutte contre l’antisémitisme et toute forme de discrimination.
Le gouvernement américain demande notamment au tribunal de suspendre les financements fédéraux accordés à Harvard, voire d’exiger le remboursement de fonds déjà versés. Ce bras de fer intervient après une série de tensions financières et judiciaires entre les deux parties, notamment autour du gel de plusieurs milliards de dollars de subventions publiques.
Cette affaire illustre les tensions croissantes entre le pouvoir politique et certaines institutions universitaires aux États-Unis, sur fond de débats autour de la liberté d’expression, de la gestion des manifestations et du rôle des campus dans les enjeux géopolitiques contemporains.

