Les gangs poursuivent l’extension de leur emprise en Haïti, contrôlant désormais des axes routiers et maritimes stratégiques, dans un contexte de violences persistantes, a indiqué mardi le Bureau des droits de l’homme de l’ONU. Selon un rapport, ces groupes ont renforcé leur présence à la périphérie de Port-au-Prince et progressé vers les départements de l’Artibonite et du Centre.
Cette expansion leur permet de sécuriser des voies essentielles à leur financement et à leurs opérations. Fin janvier 2025, des hommes armés ont notamment attaqué Kenscoff, une zone jusque-là épargnée reliant la capitale au sud du pays.
Les gangs sont accusés de meurtres, enlèvements, extorsions et violences sexuelles. Des victimes ont été exécutées ou soumises à des détentions arbitraires, parfois après des « procès » illégaux. Le rapport fait état d’abus graves visant à terroriser la population.
Entre mars 2025 et janvier 2026, au moins 5.519 personnes ont été tuées, dont plus de 1.400 lors d’actions de gangs. Les opérations de sécurité et celles de groupes d’autodéfense ont également fait des milliers de victimes. Plus de 1.500 femmes et filles ont subi des violences sexuelles.

