L’écrivain Salman Rushdie, dont la tête avait été mise à prix il y a une trentaine d’années par l’Iran après la parution de son roman « Les Versets sataniques », a été poignardé lors d’une conférence dans l’État de New York.
Son agent, Andrew Wylie, a déclaré que l’écrivain était sous ventilateur vendredi soir, avec un foie endommagé, des nerfs sectionnés dans un bras et un œil qu’il risquait de perdre.
Cette attaque a renouvelé l’intérêt du public pour le travail de l’auteur, notamment son roman Les versets sataniques publié en 1988, qui lui vaut d’être menacé de mort depuis 30 ans et dont les ventes étaient en hausse samedi.
Ce livre est à l’origine de la fatwa déclarée contre lui par l’Iran depuis 1989.
Les versets sataniques relate les aventures de deux Indiens dont l’avion est la cible d’un attentat terroriste, et qui arrivent sur une plage anglaise. Le premier a pris la forme d’un archange, le second du diable.
Au cours du récit, l’auteur donne à des travailleuses du sexe les noms des femmes du prophète Mahomet. Il crée aussi la figure d’un prophète, Mahound, qui, sous l’influence de Lucifer, semble admettre qu’on peut prier d’autres dieux qu’Allah, avant de reconnaître son erreur.
Samedi après-midi, trois éditions de l’ouvrage étaient en tête du baromètre des ventes de livres d’Amazon, qui recense les livres dont les ventes ont le plus progressé dans les dernières 24 heures. Son roman Les enfants de minuit, lui, occupait la quatrième place.

