Des représentants de trois des neuf parties prenantes du Conseil présidentiel de transition (CPT) ont soumis, ce mercredi, des propositions à la CARICOM pour tenter de débloquer la crise politique et institutionnelle en Haïti.
Ces propositions, émanant du Collectif du 30 Janvier, des groupes EDE et 21 Décembre, visent à réformer la composition et le fonctionnement du CPT, instauré grâce à l’Accord du 3 avril.
Le document transmis détaille trois scénarios possibles pour une issue à la crise actuelle.
Le premier suggère l’éviction des trois conseillers-présidents impliqués dans l’affaire BNC, remplacés par de nouveaux représentants issus des mêmes secteurs. Le deuxième propose la création d’un nouveau CPT composé de trois membres choisis par consensus entre les neuf parties prenantes signataires de l’accord. Enfin, le troisième scénario envisage un CPT formé d’un juge de la Cour de cassation, d’un représentant de la classe politique, et d’un membre de la société civile, pour assurer une gestion plus équilibrée et indépendante.
Le CPT actuel compte neuf membres, dont sept votants et deux observateurs. Cette pluralité de voix, bien qu’établie pour garantir la diversité des points de vue, est critiquée pour son inefficacité face aux défis complexes d’Haïti.
Ces propositions cherchent, selon les tenants de ces trois parties prenantes, à renforcer la légitimité et l’efficacité du conseil afin de favoriser une transition stable et inclusive. Mais, on doute de la bonne foi des auteurs de ces propositions qui semblent avoir perdu leur influence sur le Conseil.

