À l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’UNICEF avertit que les progrès réalisés depuis deux décennies pourraient s’effondrer. Selon une modélisation menée avec l’ONUSIDA, une réduction de moitié de la couverture des programmes de dépistage et de traitement pourrait entraîner 1,1 million d’infections pédiatriques supplémentaires et 820 000 décès d’ici 2040. Même en maintenant les services au niveau actuel, près de deux millions d’enfants pourraient encore être infectés dans les quinze prochaines années.
Le rapport souligne que les adolescentes représentent une part disproportionnée des nouvelles infections : en 2024, 66 % des jeunes de 15 à 19 ans contaminés étaient des filles, une tendance particulièrement marquée en Afrique subsaharienne. L’écart d’accès aux traitements reste flagrant : seuls 55 % des enfants vivant avec le VIH bénéficient d’une thérapie antirétrovirale, contre 78 % des adultes.
Malgré ces constats préoccupants, des progrès notables ont été enregistrés depuis 2000, avec 4,4 millions d’infections infantiles évitées. L’UNICEF appelle toutefois à un financement durable, estimant que sans efforts accrus pour prévenir la transmission mère-enfant et renforcer les soins pédiatriques, des décennies d’avancées pourraient être perdues.

