À deux mois de l’échéance du Conseil présidentiel de transition, l’Église catholique hausse le ton. Dans son message de Noël, la Conférence des évêques haïtiens appelle la classe politique à un sursaut moral et institutionnel.
Pour les prélats, l’heure n’est plus aux calculs : Haïti a besoin de dirigeants capables de tourner le dos à la corruption et à « l’argent facile ».
Face à l’incapacité persistante des acteurs politiques et de la société civile à s’entendre sur une issue consensuelle, les évêques rappellent la Constitution de 1987 comme boussole incontournable à l’approche du 7 février 2026.
Leur message, empreint de gravité mais aussi d’espérance, invite chaque citoyen à devenir artisan de paix, en s’appuyant sur les rares moments d’unité nationale — comme la récente qualification des Grenadiers — pour prouver que le dépassement reste possible.
Pour la CEH, la sortie de crise passe par un leadership nouveau, guidé par la probité et le service. Un appel clair : Haïti ne pourra avancer qu’avec des femmes et des hommes prêts à renoncer aux privilèges pour le bien commun.

