Du 10 au 12 décembre 2025, Cap-Haïtien s’est imposée comme un carrefour stratégique de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Dans une salle studieuse mais résolument tournée vers l’action, le PNUD Haïti, à travers son Laboratoire d’accélération (AccLab Haiti) et le Projet d’appui à la justice et de lutte contre l’impunité (PAJLI), a conduit une formation de haut niveau sur la gestion des données sensibles.
Soutenue par le Gouvernement de la Norvège, cette initiative a réuni 22 actrices et acteurs locaux, dont une large majorité de femmes, directement engagés dans la mise en place d’un projet de juridiction modèle en matière de VBG. Pendant trois jours, la formation a mêlé rigueur méthodologique et approche pratique : cadres théoriques, études de cas, exercices concrets et simulations ont permis d’aborder, sans détour, les enjeux éthiques et techniques liés à la collecte, au traitement et à l’analyse de données sensibles.
Au-delà des chiffres et des tableaux, c’est une vision qui s’est affirmée : celle d’institutions locales mieux outillées, capables de produire des données fiables pour éclairer les décisions judiciaires et renforcer la protection des victimes. La qualité des échanges et l’engagement des participant·e·s témoignent d’une volonté claire d’ancrer ces acquis dans les pratiques quotidiennes.
À Cap-Haïtien, cette formation n’a pas seulement renforcé des compétences. Elle a rappelé une évidence essentielle : face aux violences basées sur le genre, une donnée bien gérée peut devenir un acte de justice.

