La révolution cubaine est arrivée à sa fin. Il est temps pour les dirigeants de Cuba de prendre en compte les réalités géopolitiques actuelles, notamment l’affaiblissement de leurs anciens alliés, et d’engager des réformes structurelles nécessaires.
Le monde a changé de manière significative ces dernières années. La Chine, qui avait connu une ascension économique fulgurante, fait face à des défis majeurs, notamment une crise immobilière et un ralentissement de sa croissance. La Russie, engagée dans une guerre coûteuse en Ukraine, se trouve dans une position de faiblesse face à un adversaire déterminé et soutenu par l’Occident. L’Iran, sous sanctions et en proie à des tensions internes, peine à maintenir son influence régionale. Et la Corée du Nord, isolée et économiquement anéantie, n’est pas en mesure de jouer un rôle significatif sur la scène internationale.
Même le droit international, hélas, subit également les effets de ces changements et évolutions. Dans les pays faibles, les populations civiles ont toujours tendance à répéter les mêmes discours concernant les grandes puissances, souvent en référence au passé colonial, à la misère, à la crise politique interne ou économique, etc.
Concernant la puissance des États-Unis, elle est en croissance. Contrairement à ce que répètent certains observateurs sur les réseaux sociaux, peut-être par orgueil ou pour plaire à leur audience, les États-Unis sont devenus encore plus puissants économiquement, militairement et surtout technologiquement.
Quant à la Russie, c’est un État pauvre comparé aux États-Unis, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, au Japon, etc. La Russie n’a pas les moyens de ses ambitions géopolitiques. Et nous avons un cas présent : elle ne peut pas vaincre l’Ukraine, faire tomber Volodymyr Zelensky ou le remplacer par un pro-russe. Depuis la prise de la Crimée par la Russie en 2014, l’Ukraine a fait de lourds investissements dans son armée, tant sur le plan technique qu’en augmentant ses capacités en termes de soldats. Et ils ont, grâce à l’aide des pays de l’Occident (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France), mis en place un solide service de renseignement, peut-être même aujourd’hui plus efficace que celui des Russes.
Les alliés de Cuba en Amérique du Sud sont eux-mêmes économiquement fragiles et certains dépendent même des aides américaines.
Face à ces réalités, Cuba doit accepter de s’adapter, de faire des sacrifices pour réorienter son économie et sa politique internationale. La politique est dynamique, tout comme les sociétés. L’heure de la politique de l’isolement n’est pas à l’ordre du jour. Ils devraient accepter de faire des sacrifices pour réorienter leur pays sur la scène internationale, car aucun pays ne peut se développer sans une économie solide.
Calvin Ford Cabeche

