L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé ses regrets après la notification officielle du retrait des États-Unis, une décision qui, selon l’institution onusienne, affaiblit la sécurité sanitaire mondiale. Membre fondateur de l’OMS, Washington a longtemps joué un rôle central dans la lutte contre les grandes menaces sanitaires, de l’éradication de la variole aux combats contre le VIH, Ebola, la poliomyélite ou encore le paludisme.
L’OMS souligne que ce retrait soulève des questions juridiques et institutionnelles qui seront examinées dès le 2 février par son Conseil exécutif, avant un débat à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai. Elle rejette fermement les accusations américaines de politisation, d’atteinte à la souveraineté ou de gestion biaisée de la pandémie de COVID-19, affirmant avoir toujours agi de manière impartiale, sur la base des données scientifiques disponibles.
Concernant la pandémie, l’Organisation rappelle que les décisions finales — confinements, obligations vaccinales ou port du masque — relevaient des gouvernements souverains, et non de l’OMS. Elle insiste avoir alerté rapidement la communauté internationale dès fin 2019 et renforcé depuis ses mécanismes de préparation aux crises.
Tout en regrettant le départ des États-Unis, l’OMS affirme que la porte reste ouverte à un retour. À ses yeux, la coopération internationale demeure indispensable face à des risques sanitaires qui, par nature, ignorent les frontières.

