La Chambre des représentants américaine a adopté mardi un texte budgétaire mettant fin à plus de trois jours de paralysie partielle de l’administration fédérale. Le vote, acquis de justesse, ouvre la voie à une promulgation rapide par le président Donald Trump et clôt un nouvel épisode de tensions entre républicains et démocrates sur le financement de la Sécurité intérieure.
À l’origine du blocage figurent les désaccords autour du budget du Département de la Sécurité intérieure (DHS), et plus précisément de la police de l’immigration (ICE), après les événements récents de Minneapolis. Le texte a été adopté malgré l’opposition de 21 élus républicains refusant toute renégociation du budget du DHS. Leur défection a été compensée par le soutien de 21 démocrates, permettant l’adoption du compromis.
Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a multiplié les tractations au sein de son camp, avec l’appui public de Donald Trump, qui a appelé à « rouvrir le gouvernement sans délai ». Le texte valide cinq des six volets budgétaires. Le financement du DHS est, lui, renvoyé à de nouvelles négociations pour une période de deux semaines.
Les démocrates conditionnent leur soutien à des réformes de l’ICE, notamment l’obligation de caméras-piétons, l’interdiction du port de cagoules et un encadrement judiciaire renforcé des arrestations. En cas d’échec des discussions, le DHS pourrait se retrouver seul confronté à une paralysie, bien qu’il dispose encore de fonds antérieurement votés.
Ce nouvel épisode illustre la fragilité des compromis budgétaires à Washington, dans un climat politique tendu à l’approche des échéances électorales.

