Alors que les moins de 30 ans constituent plus de la moitié de la population mondiale, leur place dans la transformation des systèmes éducatifs reste largement sous-exploitée. Pourtant, près de 272 millions d’enfants et de jeunes sont encore privés d’école, avec des inégalités criantes entre pays pauvres et pays riches. Dans les États à faible revenu, plus d’un tiers des jeunes en âge scolaire ne sont pas scolarisés, contre à peine 3 % dans les pays les plus favorisés.
À l’approche de la Journée internationale de l’éducation, placée cette année sous le thème « Le pouvoir des jeunes dans la co-création de l’éducation », l’UNESCO et des leaders de jeunesse appellent à un changement de paradigme. « Les jeunes ne doivent pas seulement être consultés, mais véritablement impliqués dans la prise de décision », souligne Marco Pasqualini, responsable à l’UNESCO. Selon lui, les politiques éducatives ont un impact direct sur les jeunes, premiers concernés par les réformes.
Même constat pour Jacques Kwibuka, jeune leader des Nations Unies originaire du Rwanda, qui dénonce des approches encore trop descendantes. « Penser pour les jeunes ne suffit plus. Il faut leur donner l’espace et la liberté de contribuer », affirme-t-il, pointant aussi les obstacles liés aux mentalités et au manque de plateformes inclusives.
Face à ces défis, l’UNESCO mise sur des réseaux internationaux de jeunes experts afin de renforcer leur voix. Un engagement jugé crucial pour réduire les inégalités, améliorer les apprentissages et bâtir des systèmes éducatifs plus justes et adaptés aux réalités contemporaines.

