Washington frappe au cœur du pouvoir haïtien
Les États-Unis ont révoqué les visas de deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) haïtien, les accusant de liens avec des gangs armés qui terrorisent le pays. Les noms ne sont pas divulgués, mais le message, lui, est limpide.
Cette décision survient dans un contexte explosif. À quelques jours de la fin officielle du mandat du CPT, la crise politique s’est aggravée avec la tentative de destitution du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Washington juge cette manœuvre illégale et voit dans certains agissements du Conseil une dangereuse collusion avec le crime organisé, alors que des gangs, désormais qualifiés d’organisations terroristes par les États-Unis, contrôlent une large partie de Port-au-Prince.
En deux mois, trois membres du CPT ont déjà perdu visa ou carte verte, signe d’un durcissement clair de la position américaine.
Les États-Unis disent soutenir la stabilité et la lutte contre la violence. Mais ce geste marque surtout une mise en garde.

