À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée chaque 13 février, Nations Unies rappelle que ce média centenaire demeure indispensable, malgré l’essor du numérique. De Rwanda à Gaza, les ondes restent souvent le seul canal fiable pour informer, éduquer et protéger les populations lorsque les infrastructures s’effondrent.
Créée il y a 80 ans, la radio onusienne — aujourd’hui ONU Info — diffuse désormais en dix langues dans plus de 170 pays. Dans les zones de conflit comme la République démocratique du Congo, des stations telles que Radio Okapi jouent un rôle clé contre la désinformation et pour la cohésion sociale. En République centrafricaine, la mission MINUSCA soutient des radios locales afin de limiter rumeurs et tensions.
Même lors de catastrophes, comme au Mexique après le séisme de 1985 ou l’ouragan Otis en 2023, les radioamateurs assurent des communications vitales. Parallèlement, l’UNESCO appuie des stations dans des régions fragiles, notamment en Afghanistan.
Alors que l’intelligence artificielle transforme l’audio, des chercheurs de Université Fudan soulignent que la voix humaine conserve une dimension émotionnelle irremplaçable. Même dans l’exploration spatiale, l’Union internationale des télécommunications rappelle que les communications radio resteront essentielles.
Discrète mais puissante, la radio prouve ainsi qu’elle demeure l’un des outils les plus simples — et les plus fiables — pour relier l’humanité.

