La mise en place des autorités de transition se fait toujours attendre en Haïti, plus de trois semaines après la démission du premier ministre contesté Ariel Henry. Dans un contexte d’instabilité politique et de violence des gangs, l’annonce de la création d’un conseil présidentiel de transition a été retardée par des désaccords politiques et se heurte désormais à des obstacles juridiques.
Ce conseil, destiné à prendre les rênes du pays, n’étant pas prévu dans la constitution haïtienne, suscite des interrogations quant à sa légalité. Les forces politiques concernées travaillent actuellement à un accord encadrant son existence. L’annonce initiale de sa formation a eu lieu le 11 mars lors d’une réunion entre des représentants haïtiens et des partenaires internationaux, alors que le pays connaissait une recrudescence de violences.
Le gouvernement sortant d’Ariel Henry a récemment validé un projet de décret portant sur la nomination de ce conseil. Les partis politiques ont jusqu’à présent pour transmettre les documents nécessaires à la Caricom, qui les remettra au gouvernement pour publication officielle. Ce conseil, composé de représentants des principales forces politiques, du secteur privé, de la société civile et de la communauté religieuse, aura pour mission de choisir un premier ministre intérimaire et de former un gouvernement inclusif.
Haïti est confronté à une crise politique depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021 et l’absence de Parlement en exercice. Les récentes attaques de gangs, qui ont ciblé des institutions clés et entraîné le déplacement de milliers de personnes, soulignent l’urgence de trouver une solution politique stable pour le pays.

