Les États-Unis ont officiellement désigné, vendredi, l’alliance de gangs haïtiens Viv Ansanm comme groupe terroriste transnational, a annoncé le département du Trésor sur son site Web. Cette décision marque un durcissement significatif de la politique américaine face à la montée de la violence en Haïti, où ce regroupement criminel contrôle désormais presque l’ensemble de la capitale, Port-au-Prince, et s’étend vers les régions avoisinantes.
Dans le même élan, le gang Gran Grif, responsable d’un massacre ayant coûté la vie à au moins 115 personnes en octobre dernier à Pont-Sondé, a également été inscrit sur cette liste noire.
La désignation permet aux autorités américaines de geler les avoirs de ces groupes, d’interdire toute transaction avec eux et d’intenter des poursuites contre leurs soutiens financiers ou logistiques.
Malgré l’escalade de la violence, la réponse internationale demeure limitée. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) a pourtant lancé plusieurs appels pour suspendre les rapatriements vers Haïti, mais les pays voisins poursuivent les expulsions.
Plus d’un million de personnes ont été déplacées par les affrontements, dont des dizaines de milliers au cours des dernières semaines seulement. La propagation des violences vers le centre du pays a entraîné la fermeture de nombreux établissements de santé et exacerbé une insécurité alimentaire aiguë.

