Une lueur d’espoir s’est levée jeudi matin sur l’aéroport Guy Malary de Port-au-Prince, alors que le premier vol domestique depuis sept mois a décollé vers Cap-Haïtien, marquant une reprise partielle du trafic aérien après la paralysie provoquée par la violence des gangs.
La compagnie Sunrise Airways a transporté 19 passagers lors de ce vol inaugural, tous soulagés d’éviter les routes trop dangereuses. Depuis novembre 2024, les gangs ont transformé de nombreux axes routiers en zones de non-droit, rendant les déplacements terrestres quasi impossibles dans le pays.
Dans le terminal domestique de l’aéroport, l’ambiance est animée : passagers, valises en main, dégustent café, cabrit, poulet et bananes pesées avant l’embarquement.
Garry Jean-Pierre, technicien en informatique, attendait impatiemment ce vol. « J’ai enfin trouvé un moyen d’y aller sans perdre mes contrats », explique-t-il, soulagé de pouvoir maintenir ses activités professionnelles dans le Nord.
Si les vols internationaux restent suspendus, cette reprise des liaisons internes symbolise un petit pas vers la normalisation des activités. Des policiers montent la garde autour de l’aéroport, rappelant que la situation sécuritaire demeure fragile.

