La majorité des gangs armés opérant en Haïti sont impliqués dans « la traite brutale et généralisée d’enfants », selon un rapport publié vendredi par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH).
Le document souligne que la plupart des 26 gangs actifs dans le pays exploitent des mineurs pour diverses tâches, allant de la surveillance et la collecte d’extorsions à des actes violents tels que destructions, enlèvements ou agressions sexuelles. Faute de données exhaustives, l’ONU estime toutefois que plus de 500 000 enfants vivaient en 2024 dans des zones sous contrôle de groupes armés, notamment à Port-au-Prince.
Le Haut-Commissaire Volker Türk dénonce des conséquences « dévastatrices » pour les victimes et leurs familles, pointant l’insuffisance des réponses nationales et internationales. Le rapport recommande de renforcer la protection sociale, de rouvrir les écoles – 1 606 étaient fermées en 2025 – et de privilégier la réadaptation des enfants plutôt que leur seule répression.
Dans un pays ravagé par la violence des gangs, près de 6 000 personnes ont été tuées en 2025, selon les Nations unies.

