Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dénoncé jeudi la montée de la peur, de la désinformation et des violations des droits des migrants, appelant les États à renforcer leur coopération face aux défis migratoires mondiaux.
S’exprimant lors du Forum d’examen des migrations internationales à New York, il a estimé que « la véritable crise » n’était pas la migration elle-même, mais « l’incapacité collective à gérer la migration ensemble ».
Le chef de l’ONU a accusé certains responsables politiques de transformer les migrants en « boucs émissaires », dénonçant leur déshumanisation croissante dans le débat public.
Selon un rapport présenté à l’occasion du forum, au moins 200.000 personnes, principalement des femmes et des filles, ont été victimes de traite humaine au cours des quatre dernières années. Plus de 15.000 migrants sont également morts ou portés disparus ces deux dernières années sur les routes migratoires.
António Guterres a appelé les gouvernements à placer les droits humains au cœur des politiques migratoires, notamment en mettant fin à la détention des enfants et des familles migrantes et en renforçant l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection sociale.
Il a aussi plaidé pour une offensive internationale contre les réseaux de passeurs et de trafiquants d’êtres humains, ainsi que pour l’élargissement des voies de migration régulière.
La présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, Annalena Baerbock, a souligné que les pays industrialisés dépendaient fortement de la main-d’œuvre immigrée, tout en avertissant que l’absence de politiques adaptées risquait d’alimenter les tensions sociales et la polarisation politique.

