La Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) a organisé mardi une journée de réflexion consacrée à la prévention et à la réinsertion des enfants et des jeunes exposés à la violence des groupes armés en Haïti.
L’activité, tenue sous le patronage de la Primature, a réuni des représentants du gouvernement de transition, des organisations internationales et plusieurs acteurs nationaux impliqués dans les questions de protection de l’enfance et de réinsertion sociale.
Les discussions ont porté sur les mécanismes de prévention de l’enrôlement des mineurs dans les groupes armés ainsi que sur les dispositifs nécessaires à la réintégration des enfants et adolescents déjà impliqués dans ces réseaux.
La CNDDR a souligné que la vulnérabilité des jeunes est aggravée par la baisse du taux de scolarisation, les difficultés économiques des familles et l’instabilité persistante du pays. Selon plusieurs observations nationales et internationales évoquées durant les échanges, une part importante des membres des groupes armés en Haïti serait constituée d’enfants et de jeunes.
Plusieurs organisations, dont UNICEF, Organisation internationale pour les migrations, Programme des Nations unies pour le développement et Bureau intégré des Nations unies en Haïti, ont participé aux travaux.
Les participants ont également examiné le rôle du sport, de la culture, des familles et des institutions publiques dans les processus de prévention et de réintégration communautaire.
À l’issue de la rencontre, la CNDDR a annoncé la création prochaine d’une sous-commission dédiée à la prévention et à la réinsertion, ainsi que l’ouverture future de centres d’éducation non formelle et de structures d’accompagnement pour les jeunes associés aux groupes armés.


