Le 20 juin 1988, un coup d’État militaire dirigé par le général Henri Namphy mit fin à la présidence de Leslie Manigat, seulement quatre mois après son investiture. La crise éclata lorsque le président tenta d’affirmer son autorité civile sur les Forces Armées d’Haïti (FAdH) en voulant contrôler les mutations au sein de l’état-major.
Le 17 juin, après que Namphy a procédé à des transferts d’officiers sans son accord, le chef de l’État prononça la destitution et la mise aux arrêts de ce dernier.
En réaction, les troupes fidèles à Namphy, appuyées par le colonel Jean-Claude Paul, prirent d’assaut le Palais national. Dans la nuit du 19 au 20 juin, Leslie Manigat fut arrêté puis expulsé vers la République dominicaine.
Le général Namphy s’autoproclama président, prononça la dissolution du Parlement et suspendit la Constitution de 1987 au profit d’un gouvernement militaire.
Ce coup d’étatt ouvrit une période de forte instabilité, Namphy étant lui-même renversé le 17 septembre 1988 lors d’une mutinerie qui a profité au général Prosper Avril.

