Les États-Unis ont annoncé lundi de nouvelles sanctions visant plusieurs entités publiques et privées cubaines, ainsi que des groupes paramilitaires, dans le cadre du renforcement de leur politique de pression envers le gouvernement de La Havane.
Selon le département d’État américain, ces mesures ciblent notamment le ministère cubain du Tourisme, des entreprises spécialisées dans l’importation et l’exportation de carburant, ainsi que des groupes paramilitaires présentés par Washington comme des « instruments de répression ».
Plusieurs des entités concernées sont liées au conglomérat militaire GAESA, qui contrôle une part importante de l’économie cubaine et fait déjà l’objet de sanctions américaines.
Les sanctions prévoient le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les entités visées et leur interdisent toute transaction avec des personnes ou entreprises américaines.
Ces nouvelles mesures s’ajoutent à l’embargo imposé à Cuba depuis 1962 et au durcissement des restrictions annoncé ces derniers mois par l’administration du président Donald Trump. Washington affirme vouloir accroître la pression sur les autorités cubaines, tandis que La Havane dénonce des sanctions qui aggravent la crise économique et les difficultés d’approvisionnement de l’île.
La semaine dernière, Cuba a été touchée par deux pannes générales d’électricité, sur fond de pénuries de carburant et de fragilité du réseau électrique national.

