Léon Laleau naît le 3 août 1892 à Port-au-Prince. Il fait ses études classiques au Lycée Pétion, puis obtient sa licence en droit en 1912.
Plutôt que d’exercer comme avocat, il se lance dans le journalisme et la littérature. Rédacteur au journal Le Matin, il publie ses premiers poèmes et ses premiers romans dès la fin des années 1910 : La Danse des vagues (1919), puis Le Choc (1932), chronique des années de l’occupation américaine de 1915 à 1918. Raphaël Berrou et Pradel Pompilus lui attribuent l’introduction du vers libre dans la poésie haïtienne en 1917.
Son recueil Musique nègre (1931) contient le poème « Trahison », repris par Léopold Sédar Senghor dans son Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache en 1948, texte devenu emblématique du drame linguistique des écrivains noirs francophones.
Trois fois ministre des Affaires étrangères, il occupe également les portefeuilles de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et des Travaux publics. Signataire de l’accord du 24 juillet 1934 mettant fin à l’occupation américaine, il dirige des missions diplomatiques à Rome, Londres, Paris, Santiago et Lima, et représente Haïti aux Nations unies et à l’UNESCO.
Léon Laleau meurt le 7 septembre 1979 à Port-au-Prince, à l’âge de quatre-vingt-sept ans.

