Charles Nicolas Céligny Ardouin naît en juillet 1806 à Petit-Trou-de-Nippes, fils d’Alexis Antoine Ardouin et de Lolotte Gales Félix. Frère cadet du poète Coriolan Ardouin, mort jeune en 1835, et de l’historien Beaubrun Ardouin, il est comme ce dernier un autodidacte. Il épouse Marie-Angélique Liautaud, dont il a une fille prénommée Flora.
Membre de l’École de 1836, société littéraire fondée par Ignace Nau, il consacre ses recherches à l’histoire d’Haïti et rédige de nombreuses monographies sur les acteurs des luttes pour l’égalité politique.
Délégué en 1846, sénateur, puis ministre de l’Intérieur et de l’Agriculture sous le gouvernement de Jean-Baptiste Riché, il joue un rôle décisif dans l’accession de Faustin Soulouque à la présidence en mars 1847, à la mort de Riché.
Reconduit au poste de ministre de l’Intérieur, il devient rapidement l’une des premières cibles de la purge du nouveau régime. Accusé de complot contre la sûreté de l’État, il est arrêté puis fusillé avec neuf autres citoyens à la Croix-des-Bouquets le 7 août 1849.
Ses travaux historiques sont rassemblés et publiés à titre posthume par son frère Beaubrun Ardouin sous le titre Essais sur l’histoire d’Haïti, en 1865.

