L’occupation d’Haïti par les États-Unis, débutée le 28 juillet 1915, prend officiellement fin après dix-neuf ans. Élu en 1930 sur un programme nationaliste, le président Sténio Vincent obtient de Franklin D. Roosevelt, dans le cadre de la politique de bon voisinage, l’application de l’accord de désengagement signé en 1933. Le commandement de la Garde d’Haïti est transféré aux officiers haïtiens le 1er août 1934, et le dernier contingent de Marines quitte le pays le 15 août.
Le 21 août 1934, le gouvernement de Sténio Vincent organise à Port-au-Prince une journée de festivités officielles pour célébrer la souveraineté retrouvée. Les cérémonies débutent par un Te Deum d’action de grâce, suivi de manifestations religieuses et nationales et du lever du drapeau haïtien. Vincent qualifie cette période de « seconde indépendance ». Les États-Unis conservent toutefois le contrôle des douanes et des finances haïtiennes jusqu’en 1947.
L’armée américaine reviendra à trois reprises, pour des durées sans commune mesure avec les dix-neuf ans de l’occupation : en 1994, pour le rétablissement du président Aristide (environ six mois) ; en 2004, après le départ d’Aristide (environ trois mois) ; et en 2010, dans le cadre des secours après le séisme (environ six mois).

