Au moins 47 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées et plus de 50 autres enlevées lors d’une attaque menée dimanche par des hommes armés à Kenscoff, dans les hauteurs de Port-au-Prince, selon les Nations unies.
Cette attaque est l’une des plus meurtrières et des plus importantes opérations d’enlèvement collectif enregistrées ces dernières années en Haïti. Un chef de gang a menacé de tuer les otages si les forces de sécurité parvenaient à abattre des membres de son groupe lors de leurs opérations dans la commune.
Selon le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), 22 victimes auraient été tuées dans une église où elles avaient cherché refuge. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné l’attaque, estimant qu’elle illustre la dégradation persistante de la situation sécuritaire.
Les violences à Kenscoff se sont intensifiées depuis une première offensive majeure en janvier 2025. La commune est considérée comme stratégique par les groupes armés en raison de sa proximité avec Pétion-Ville et des axes reliant Port-au-Prince au sud du pays.
D’après l’ONU, plus de 3.050 personnes ont été tuées et environ 1.400 blessées entre janvier et juin. Le nombre de personnes déplacées atteint désormais 1,5 million.
Le même rapport fait état de près de 800 viols signalés entre avril et juin, dont 87 % seraient des viols collectifs, ainsi que d’au moins 81 enlèvements. Les Nations unies soulignent que ces chiffres ne couvrent probablement qu’une partie des cas réels.
Articles similaires