Les opérations de recherche et de secours se poursuivaient vendredi au Népal après des crues soudaines et des glissements de terrain qui ont dévasté plusieurs districts montagneux, tandis que les humanitaires se préparaient à de nouvelles inondations.
Selon l’Autorité nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophe, 538 corps avaient été retrouvés et 977 personnes restaient portées disparues. Dans la région autonome chinoise du Tibet, quelque 560 personnes étaient également portées disparues.
Les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading figurent parmi les zones les plus touchées. Environ 40 kilomètres de routes ont été détruits et 40 ponts endommagés ou emportés. Certaines communautés ne sont désormais accessibles que par hélicoptère, compliquant l’acheminement de l’eau potable et des secours.
Près de 93 000 personnes pourraient avoir été affectées par les inondations dans la région frontalière entre le Népal et le Tibet, selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
L’UNICEF estime qu’au moins 17 000 enfants ont besoin d’une aide humanitaire urgente. Quelque 10 000 enfants auraient notamment besoin d’un soutien pour poursuivre leur scolarité. L’agence demande 17,2 millions de dollars pour financer sa réponse d’urgence.
L’Organisation mondiale de la santé a de son côté envoyé des fournitures médicales destinées à couvrir pendant trois mois les besoins d’environ 10 000 personnes. Six établissements de santé ont été endommagés et huit professionnels de santé sont portés disparus.
Les autorités et les agences humanitaires restent en alerte face au risque de nouvelles crues et de mouvements de terrain. L’ONU souligne que la catastrophe pourrait encore évoluer dans les prochains jours.

