Deux ans avant la fin du second mandat de Donald Trump, la question de sa succession commence à s’imposer dans le camp républicain, même si le président américain n’a désigné aucun héritier. Réunis à Dallas pour une convention de mi-mandat, ses partisans citent principalement le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, tandis que le sénateur texan Ted Cruz et le gouverneur de Floride Ron DeSantis restent également évoqués.
À 42 ans, J.D. Vance apparaît comme le prétendant le plus naturel aux yeux de nombreux militants rencontrés par l’AFP. Son statut de vice-président et sa proximité avec Donald Trump alimentent l’idée d’une continuité politique. Plusieurs participants mettent en avant son adhésion à la ligne du président et sa défense de thèmes conservateurs comme la famille et la religion.
Marco Rubio, 55 ans, dispose pour sa part d’une longue expérience politique. Ancien sénateur de Floride et candidat à la primaire républicaine de 2016, il occupe aujourd’hui le poste de chef de la diplomatie américaine. Il a toutefois déclaré ne pas envisager actuellement une candidature, tout en laissant ouverte la possibilité d’un changement à l’avenir.
Les rapports de force restent incertains. Un sondage publié en août par le Financial Times créditait Vance de 42% des intentions de soutien parmi les électeurs républicains dans l’hypothèse d’une candidature, contre 18% à Rubio. D’autres enquêtes montrent toutefois un écart beaucoup plus réduit.
À Dallas, certains militants imaginent déjà un ticket Vance-Rubio. D’autres continuent de rêver d’un troisième mandat pour Donald Trump, malgré la limite constitutionnelle fixée à deux mandats présidentiels. La succession républicaine n’est donc pas encore ouverte officiellement, mais les premiers noms circulent déjà.

