Aujourd’hui dans l’Histoire
La Police Nationale d’Haïti (PNH) fut officiellement créée le 12 juin 1995 sous la présidence d’Aristide pour remplacer les Forces Armées d’Haïti (FAdH) démobilisées, s’établissant comme une force civile sous la tutelle du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique. Son déploiement initial compta 354 agents formés à l’Académie Nationale de Police. En 2026, l’institution subit un déficit critique : sur 15 000 inscrits, seuls 9 000 agents sont actifs sur le terrain.
Malgré l’intégration de la 36e promotion en mai 2026, l’attrition persiste, accentuée par les démissions, notamment les départs liées au Programme Biden. Cibles des gangs, les policiers souffrent d’une asymétrie d’équipements face aux armes automatiques, du pillage de dizaines de sous-commissariats et d’une précarité interne caractérisée par de faibles salaires, des retards de paiement, l’absence de couverture médicale ou de garanties pour les proches des agents tués.
Pour y remédier, l’initiative « P4000 Plus » prévoit le recrutement accéléré de 4 000 agents en 18 mois, soutenue financièrement et techniquement par les États-Unis.
Structurellement, la PNH s’organise autour de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et d’unités spécialisées. Le pôle tactique regroupe le SWAT, le Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO), la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) et l’Unité Temporaire Anti-Gangs (UTAG). La protection institutionnelle est assurée par l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN) et l’Unité de Sécurité Générale de la Primature (USGPM), tandis que la Brigade de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS) réprime le trafic de stupéfiants.

