Chassé par une offensive fulgurante des rebelles islamistes, Bachar al-Assad a fui la Syrie pour Moscou, mettant fin à près de 24 ans de règne autoritaire. Ce départ marque un tournant historique, clôturant un demi-siècle de domination du clan Assad sur la Syrie.
L’offensive, menée par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a balayé les forces loyalistes en moins de deux semaines, conquérant Alep, Hama, Deraa, Homs et enfin Damas. Ce triomphe rebelle survient après 14 années de guerre civile qui ont laissé le pays dévasté, causant près d’un demi-million de morts.
À Damas, des scènes de liesse ont éclaté, avec des manifestations contre le régime. Des symboles du pouvoir Assad ont été renversés, et le palais présidentiel pillé par les insurgés. Parallèlement, des milliers de Syriens en exil expriment leur espoir de rentrer au pays.
Cependant, la communauté internationale reste prudente. Les rebelles de HTS, anciens affiliés d’Al-Qaïda, peinent à convaincre de leur rupture avec le djihadisme. Joe Biden a salué la chute d’Assad tout en avertissant contre les risques d’extrémisme.
Sur le terrain, la Russie et l’Iran, alliés historiques du régime, observent la transition avec méfiance. L’ONU appelle à protéger les droits de tous les Syriens et à garantir une réconciliation nationale durable.
Cette victoire, bien qu’historique, laisse une Syrie fragmentée et incertaine, face à l’énorme défi de sa reconstruction.

