La future force multinationale chargée de lutter contre les gangs en Haïti sera déployée « par phases » dans les prochains mois, dans un contexte d’urgence sécuritaire, ont indiqué jeudi des responsables devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Un plan initial, autorisant jusqu’à 5.500 soldats et policiers, a été approuvé. « Nous sommes dans une phase critique de mise en place », a déclaré Jack Christofides, évoquant des promesses de contributions d’États membres sans en préciser les détails.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a insisté sur « l’urgence absolue » d’un déploiement rapide pour faire face à une insécurité persistante.
À ce stade, seul un contingent de 400 soldats tchadiens est présent à Port-au-Prince, sur un total promis de 1.500. La nouvelle force doit progressivement remplacer la mission existante, alors que le dernier contingent de la mission actuelle devrait quitter le pays fin avril.
Pour Carlos Ruiz Massieu, cette initiative vise à permettre aux institutions haïtiennes de reprendre le contrôle, tout en rappelant que des élections restent essentielles pour restaurer l’ordre constitutionnel.
Malgré des opérations ayant freiné l’expansion des gangs, qui contrôlent une grande partie de la capitale, la situation sécuritaire demeure « très inquiétante », avec près de 1,5 million de déplacés internes.

