Un reportage publié par le quotidien espagnol El País récemment, révèle des faits alarmants sur le traitement réservé aux femmes haïtiennes vivant en République dominicaine, en particulier à Punta Cana, haut lieu touristique du pays. Selon plusieurs témoignages recueillis, des agents de l’immigration dominicaine sont accusés de viols et d’abus sexuels sur des femmes haïtiennes lors d’opérations d’arrestation en vue de leur déportation.
Ces femmes, souvent sans papiers mais parfois en situation régulière, sont arrêtées brutalement, y compris dans leurs logements ou sur leur lieu de travail. Des agents de la Dirección General de Migración (DGM) profiteraient de la vulnérabilité de ces migrantes, parfois sous la menace d’une expulsion immédiate, pour obtenir des faveurs sexuelles ou commettre des agressions en toute impunité.
L’article de El País s’appuie sur des témoignages directs et des ONG locales qui alertent depuis plusieurs mois sur l’augmentation des violations des droits humains à l’égard des Haïtiens en République dominicaine. Le contexte politique et la montée du nationalisme dominicain ont contribué à une intensification des rafles et à une criminalisation de la présence haïtienne.
Malgré les alertes, les autorités dominicaines nient toute responsabilité systémique, évoquant des « cas isolés », sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit lancée à ce jour.

