À l’occasion du dixième anniversaire de la résolution 2250 du Conseil de sécurité sur les jeunes, la paix et la sécurité, les Nations Unies ont organisé, le 15 décembre 2025, une rencontre internationale consacrée au rôle des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Des représentants d’États membres, d’agences onusiennes, d’organisations de la société civile et de mouvements de jeunesse y ont pris part.
Les échanges ont mis en lumière un constat partagé : l’implication effective des jeunes renforce la légitimité et la durabilité des processus de paix. Plusieurs pays ont présenté leurs initiatives actuelles et leurs priorités à venir, tandis que les agences des Nations Unies ont insisté sur la nécessité de dépasser les déclarations de principe pour traduire les engagements en actions concrètes.
Des voix de jeunes leaders ont également marqué les discussions. Une militante afghane a rappelé le coût humain des conflits et l’importance de préserver l’espoir, même en exil.
Un activiste haïtien a, pour sa part, souligné le lien étroit entre climat, vulnérabilités sociales et stabilité, plaidant pour une mobilisation locale des jeunes face aux risques environnementaux.
Adelin Pierre est militant écologiste haïtien, fort de plus de huit ans d’expérience dans les domaines des politiques climatiques, de l’eau et de l’assainissement, ainsi que du développement mené par les jeunes.
En 2020, il a co-fondé le Parlement haïtien de la jeunesse pour l’eau et l’assainissement. Dans cette structure, Adelin prévient les risques liés aux inondations et aux ouragans, et touche un grand nombre de personnes vivant sur les côtes ou au bord des rivières de la nation insulaire.
Présent lors des discussions de ce lundi, le jeune activiste plaide pour une action coordonnée et efficace des jeunes à échelle locale, et se dit « optimiste » concernant la place des jeunes face aux défis climatiques.
Les droits des jeunes femmes ont occupé une place centrale, avec des appels à un meilleur financement, à des mécanismes de protection adaptés et à une reconnaissance accrue de leur rôle dans les dynamiques de paix. Dix ans après son adoption, la résolution 2250 apparaît ainsi comme un cadre toujours pertinent, mais dont la mise en œuvre reste un chantier ouvert.

