Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient jeudi au Venezuela après les deux puissants séismes qui ont frappé l’ouest du pays mercredi soir, faisant au moins 164 morts et près de 1 000 blessés selon un bilan provisoire des autorités.
Les deux secousses, de magnitudes 7,2 et 7,5, ont provoqué d’importants dégâts dans plusieurs régions, notamment dans l’État de La Guaira, au nord de Caracas, identifié comme la zone la plus durement touchée. De nombreux immeubles se sont effondrés, tandis que les réseaux d’électricité, d’eau et de télécommunications ont été perturbés.
Face à l’ampleur de la catastrophe, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a décrété l’état d’urgence et activé le centre national des opérations d’urgence. Les autorités concentrent leurs efforts sur les opérations de sauvetage, les soins médicaux aux victimes et l’installation d’abris temporaires pour les personnes déplacées.
Les Nations Unies ont indiqué suivre la situation de près. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé être en contact permanent avec ses équipes sur le terrain afin de soutenir les interventions d’urgence. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est déclaré « profondément attristé » par les pertes humaines et les destructions causées par les séismes.
La solidarité internationale s’organise également. Plusieurs pays, dont les États-Unis, la Chine, l’Inde et des membres de l’Union européenne, ont proposé une assistance humanitaire et technique. Des équipes spécialisées en recherche et sauvetage devraient être déployées dans les prochaines heures pour appuyer les efforts des secours vénézuéliens.
L’aéroport international de La Maiquetía, principal point d’entrée du pays, demeure fermé après avoir subi d’importants dommages structurels, compliquant l’acheminement de l’aide. Le métro de Caracas et plusieurs infrastructures de transport restent également hors service.
Parallèlement, la Mission internationale indépendante d’enquête sur le Venezuela a appelé les autorités à rétablir pleinement l’accès aux réseaux sociaux et aux médias, estimant que la circulation rapide de l’information est essentielle pour les opérations de secours et la protection des populations.
Alors que les recherches se poursuivent sous les décombres dans plusieurs quartiers de Caracas et de La Guaira, les autorités redoutent une aggravation du bilan humain dans les prochains jours.

