De retour de Londres, Éric Prévost Junior affiche un optimisme prudent. Le directeur général du SEMANAH, qui participait à la 34e Assemblée générale de l’OMI, a présenté ce jeudi un bilan « satisfaisant » d’une mission qu’il décrit comme stratégique pour repositionner Haïti sur la carte maritime internationale.
Entre deux sessions officielles, Prévost Junior a multiplié les rencontres bilatérales. Oman, fort de son expertise en hydrographie et en opérations de sauvetage, s’est engagé à épauler Haïti dans un domaine que le pays peine encore à structurer. L’Arabie saoudite et d’autres partenaires ont également manifesté leur intérêt pour renforcer les capacités du personnel haïtien.
Même la République dominicaine, voisine souvent complexe, a laissé entrevoir une coopération accrue sur la délimitation des frontières maritimes — un dossier sensible où des réunions sont déjà prévues.
Mais l’annonce phare reste l’audit du secteur maritime haïtien par l’OMI, prévu pour mars 2026. Un atelier national de cinq jours s’achève ce vendredi pour préparer ce rendez-vous décisif. Prévost Junior le reconnaît : face au piratage et à la faiblesse du cabotage, le SEMANAH ne peut agir seul. La sécurité des mers dépendra aussi des Garde-côtes et d’un appui international renforcé.

