À l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, l’ONU rappelle une réalité brutale : 50 millions de personnes vivaient en situation d’esclavage moderne en 2021. Travail forcé, servitude pour dettes, traite des êtres humains ou mariage forcé : derrière ces termes juridiques, des millions de destins confisqués.
Selon l’Organisation internationale du Travail, 27,6 millions de personnes sont soumises au travail forcé. Le phénomène a progressé de 10 millions de victimes entre 2016 et 2021. Près de 90 % des cas se concentrent dans le secteur privé ; 23 % relèvent de l’exploitation sexuelle commerciale, 14 % sont imposés par des États.
Le travail forcé génère 236 milliards de dollars de profits par an, l’équivalent du PIB d’un pays comme l’Éthiopie. Des revenus arrachés à des travailleurs souvent déjà précaires, notamment des migrants.
Les femmes et les enfants sont en première ligne. Les premières représentent la majorité des victimes d’exploitation sexuelle ; les seconds constituent un huitième des personnes réduites à l’esclavage moderne.
Face à cette économie clandestine florissante, l’ONU appelle États et entreprises à renforcer prévention, justice et réparations. Derrière les chiffres, une urgence : restaurer liberté et dignité.

