Le samedi 7 mai 1842, vers 17h30, un séisme d’une magnitude estimée à 8,1 frappa le nord de l’île d’Haïti, constituant la plus grande catastrophe naturelle de l’histoire d’Haïti. Le Cap-Haïtien, alors surnommé le « Paris des Antilles », fut quasiment détruit par les secousses, suivies d’un tsunami et d’incendies généralisés.
Environ 5 000 personnes, soit la moitié de la population de la ville, périrent instantanément. Le patrimoine national subit des pertes irréparables, notamment avec la destruction totale du Palais de Sans-Souci et des dommages sévères à la Citadelle Laferrière.
L’absence totale d’assistance de la part du président Jean-Pierre Boyer et ses propos cyniques face au drame exacerbèrent le mécontentement populaire, accélérant sa chute en 1843. À l’Est, Santiago fut également dévastée, et le chaos qui s’ensuivit facilita la proclamation d’indépendance de la République dominicaine en 1844.
La reconstruction du Cap-Haïtien fut lente, pendant près d’un siècle, marquant durablement la mémoire collective et l’économie du Grand Nord.

