Le ministre haïtien des Affaires sociales et du Travail, Marc-Elie Nelson, a plaidé jeudi pour une gouvernance responsable et un renforcement de la coopération entre Haïti et l’Organisation internationale du Travail (OIT), lors de la 114e Conférence internationale du Travail qui se tient à Genève.
S’exprimant à la tribune de l’organisation, le ministre a demandé une présence accrue de l’OIT en Haïti, notamment à travers l’ouverture d’un bureau permanent dans le pays. Selon lui, une telle représentation constituerait un soutien stratégique aux efforts des autorités haïtiennes en matière de travail, de protection sociale et de renforcement institutionnel.
Marc-Elie Nelson a également souligné la nécessité de moderniser la législation du travail afin de l’adapter aux normes internationales et aux transformations du monde professionnel. Il a mis en avant plusieurs mesures prises récemment par le gouvernement, notamment l’ajustement du salaire minimum en mai et l’octroi d’un appui financier aux travailleurs du secteur textile, l’un des principaux employeurs du pays.
Le ministre a par ailleurs salué le rapport du directeur général de l’OIT consacré à l’intelligence artificielle et au travail décent, estimant que cette technologie doit demeurer au service de l’être humain, contribuer à la réduction des inégalités et favoriser la création d’opportunités économiques.
Rendant hommage à la résilience du peuple haïtien, il a rappelé que la dignité au travail demeure un enjeu central du développement. « Les nations se mesurent aussi à la manière dont elles traitent celles et ceux dont le travail construit leur avenir », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation internationale en faveur de la justice sociale et du travail décent.

