La Cour suprême des États-Unis a autorisé vendredi l’administration du président Donald Trump à révoquer le statut légal temporaire de centaines de milliers de migrants vénézuéliens, cubains, haïtiens et nicaraguayens vivant aux États-Unis, renforçant ainsi les efforts du président républicain pour intensifier les expulsions.
La Cour a suspendu l’ordonnance de la juge fédérale Indira Talwani, basée à Boston, qui bloquait la décision de l’administration de mettre fin au programme de libération conditionnelle (« parole ») accordé à 532 000 migrants par l’ancien président Joe Biden, exposant potentiellement bon nombre d’entre eux à une expulsion rapide, en attendant que l’affaire soit tranchée par les tribunaux inférieurs.
Deux juges progressistes ont par ailleurs exprimé leur désaccord.
Cette décision, en effet, représente une victoire à court terme pour le président Donald Trump, qui renforce sa politique migratoire et ses priorités en matière de sécurité aux frontières lors de son deuxième mandat.
Plus tôt ce mois-ci, le solliciteur général des États-Unis, John Sauer, avait demandé aux juges d’autoriser l’administration à poursuivre la révocation du statut TPS pour ces migrants. Il a accusé le juge fédéral Edward Chen d’empiéter illégalement sur les prérogatives de l’exécutif en matière de politique migratoire.

