James Germain naît le 10 août 1968 à Port-au-Prince, benjamin d’une famille de huit enfants, et grandit dans le quartier de Saint-Antoine. Albinos de naissance, il trouve très tôt dans le chant un refuge. À dix ans, il rejoint la chorale de son église avec sa sœur, puis étudie à l’Académie Promusica de Port-au-Prince sous la direction d’Angel Mendez, qui l’initie à l’opéra baroque au sein de l’ensemble de Sainte-Trinité.
Sa rencontre avec la pianiste et compositrice Lina Mathon-Blanchet, figure majeure de la musique haïtienne, est déterminante : elle lui fait redécouvrir les chants vodou et le répertoire classique haïtien.
En 1989, il obtient une bourse de la coopération française et se forme au chant classique et au jazz au conservatoire Claude Debussy à Paris. Il voyage ensuite entre l’Afrique (Mali, Bénin), l’Europe et la Caraïbe, enregistrant plusieurs albums, dont Assotô, Kréol Mandingue, Kafou Minui et Xù d’Àssa (2025). Mêlant chant vodou, jazz, gospel et musique traditionnelle, il fonde la Fondation Albha pour sensibiliser à l’albinisme.
Comparé au chanteur malien Salif Keita, James Germain est reconnu comme l’une des plus grandes voix de la musique haïtienne contemporaine et l’un des principaux ambassadeurs du chant vodou à travers le monde.

